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 Lyall - L'Etoile

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Lyall
Arcane Majeur de l’Etoile


Nombre de messages: 12
Métiers.: Cartomancien - Assassin
Date d'inscription: 02/08/2006

MessageSujet: Lyall - L'Etoile   Jeu 3 Aoû - 15:28

Nom: -

Prénom: Lyall, prénom qu'il choisit après son retour à la vie, pour remplacer son patronyme humain.

Surnom: L’Etoile

Âge: Il a l’apparence d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, âge auquel les Arcanes opérèrent leur technique de résurrection sur lui, mais est-ce vraiment son âge…

Clan: Arcanes


Poste(s) demandé(s): Arcane Majeur de l’Etoile

Physique: Singulier. Troublant. Magnétique. Ce sont le genre de termes que l’ont pourrait entendre dans la bouche des gens qui posent leurs yeux sur Lyall si ils osaient exprimer tout haut ce que leur inspire le physique particulier de l’Etoile. Il était déjà très féminin avant son appartenance à la race des Deadly Dolls, mais son androgynie atteignit son paroxysme après sa résurrection – comme pour marquer le fait qu’il ne faisait dès lors plus partie de la race humaine - faisant de lui un être dont le genre est difficile à déterminer quand on croise pour la première fois. Cela s’avère parfois impossible même, lorsque la fantaisie le prend de jouer avec son apparence féminine… Nombre de gens – en particulier ses victimes masculines – l’ont prit pour une femme et se sont laissé abuser par ses charmes.

Lyall est conscient de son pouvoir d’attraction et ne se prive guère d’utiliser cet atout pour mener à bien ses objectifs. Il accentue souvent l’éclat magnétique de ses grands yeux gris au khôl noir, dont il souligne les bords inférieur et supérieur. Sa peau couleur de porcelaine est exempte du moindre défaut. Ce teint pale – certainement du à sa condition de Deadly Doll – contraste avec la couleur chaude de ses lèvres, roses comme les pommettes des jeunes femmes pleines de vie qu’il assassine pour le compte du Card Master. Sa chevelure noir corbeau est certainement une des particularités de son physique les plus impressionnantes : deux longues mèches soyeuses et brillantes - qu’il sépares sur l’arrière de sa nuque et places de chaque côté de ses épaules - viennent caresser ses hanches. Quand il les laisse pendre dans son dos, c’est la naissance de ses reins sur laquelle elles se promènent au rythme de ses mouvements. Le reste de sa chevelure est coupée assez court, laissée libre, mis à part une mèche plus longue qui voile quelque peu son œil gauche et descend jusqu’à la base de son cou.

Le jeune homme est longiligne, fin, racé. Lyall est bien nommé : ce prénom, qui est lié à la mythologie du loup dans les pays nordiques, sied parfaitement au physique du garçon. Il se dégage de lui une élégance et un magnétisme pareils à ceux de ces prédateurs. Dans sa façon de se mouvoir s’expriment la fierté et la dangerosité du loup.


Caractère: Instable. C’est le trait majeur de sa personnalité depuis qu’il a été ramené à la vie par les Arcanes. On ne sait jamais trop de quelle humeur sera Lyall, le garçon changeant d’attitude d’un instant à l’autre, sans que l’on ne sache forcément pourquoi. Il peut se renfermer sur lui-même subitement et devenir aussi froid qu’un iceberg alors qu’il conversait aimablement avec vous la minute d’avant. Ou encore entrer dans une fureur noire, se montrer agité, à la limite de l’hystérie. Cette instabilité mentale est étroitement liée au don qu’il reçu avec sa résurrection. Son hypersensibilité, qui fait de lui un empathe, se manifeste dans ces brusques changements d’humeur. Le seul état par lequel il semble ne jamais passer est la joie. Le plus souvent, il se montre mélancolique. Qu’il soit proche ou distant avec vous, son regard et ses attitudes paraissent généralement porter un voile de tristesse.

Très angoissé – particulièrement par le fait d’être un être revenu d’entre les morts – il a appris avec le temps à masquer et dominer ses tourments intérieurs lorsqu’il se trouve en société ou en mission, mais avec certaines personnes proches de lui, il laisse parfois voir à quel point ses angoisses le rongent, le terrifient. Pour cette raison, il n’aime guère le Card Master et les Arcanes, bien qu’il fasse partie de leur clan… Sa loyauté envers eux est-elle sincère ? Ne reste t-il au sein des Arcanes que pour se maintenir en vie, les doses de sérum qu’il doit régulièrement s’injecter pour assurer sa survie étant fabriquées dans leurs laboratoires ? Compte t-il se venger d’eux pour l’avoir prit comme cobaye de leurs expériences ? Lyall prend bien soin de dissimuler à tous tout un pan de ses pensées, gardant captifs ses désirs et ses buts personnels.

La musique lui donne l’occasion d’apaiser ses angoisses. Lorsqu’il joue du clavecin, sa sensibilité peut alors s’exprimer dans la beauté des notes et de la mélodie, lui apportant ainsi un calme éphémère mais salvateur, qui lui permet de ne pas sombrer dans la folie et de ne pas trop mépriser sa nature de créature.

Par contre, le jeune homme apprécie particulièrement sa qualité d’assassin. Elle lui permet de jouer et il aime cela au-delà de toute chose. Séduire sa victime est son jeu favori, et peu lui importe qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme, c’est le moyen qu’il privilégie la majeure partie du temps pour s’approcher d’eux et gagner leur confiance avant de leur faire traverser les rives du Styx, lors d’une ultime étreinte. Parfois, il aime se laisser aller à rendre l’atmosphère glaciale, en effrayant ses proies après les avoir charmées. Lyall peut alors se montrer très sadique, plus sur le plan psychologique que physique. C’est un prédateur et le jeu n’est il pas l’essentiel dans la chasse ? Mais le plaisir qu’il prend à ce jeu de mort est invariablement gâché par la culpabilité, les remords qui l’assaillent après chacun de ses meurtres.

Particularités:
Le jeune homme est quelque peu excentrique et change souvent d’apparence. Néanmoins, ses lubies vestimentaires, capillaires et autres ne sont pas trop mal vues au regard de son métier de cartomancien. Les gens se disent certainement que son don et un certain penchant pour la folie vont de paire.

Adepte des transformations corporelles, il porte de nombreux bijoux, parfois sur des endroits de son corps que l’on qualifierait volontiers d’exotique… Au total, Lyall en arbore vingt cinq à l’heure actuelle : deux boules et un anneau d’argent viennent orner sa lèvre inférieure, sept anneaux parcourent la totalité de son oreille droite – dont un qui se prolonge par une chaîne à laquelle pend une petite croix en argent – et une dizaine de bijoux couvrent son oreille gauche – dont une barre fermée à ses deux extrémités par de petites pointes, une croix placée en plein milieu du lobe de l’oreille et une petite boule en onyx, pierre semi-précieuse de couleur noire. Son sourcil gauche est transpercé par une barre fermée par deux boules. Sous sa chemise, deux anneaux d’argent son accrochés à ses tétons et un autre bijou orne son nombril. Enfin, sa langue se pare elle aussi d’un bijou fabriqué dans le même métal. Le jeune homme s’est lui-même percé… Ce curieux loisir lui est venu après son retour à la vie en tant que Deadly Doll. Infliger ce genre de traitements à son corps est pour lui une manière d’exorciser l’angoisse qui le tenaille d’être à présent une créature, fruit d’une expérience hérétique qui le ramena d’entre les morts. La douleur lui permet un instant de se sentir réellement vivant, de ramener à lui le souvenir de l’humanité qui était sienne lors de sa vie première, tout comme cela se produit quand il joue du clavecin. Cet instrument lui vient de sa famille, il le récupéra dans leur ancienne demeure après être devenu membre des Arcanes.

Comme toutes les Deadly Dolls, il ne peut survivre sans injections régulières de sérum.

Armes: Poignards, armes blanches à lame courte de toutes sortes. Que se soit des kriss (poignard arabe à lame ondulée), des tanto (sabre court japonais), des dagues… il les apprécient pour leur discrétion, leur petite taille permettant des les dissimuler aisément.

Dons: Depuis sa résurrection, Lyall est doté du don d’empathie, et peut ainsi s’adapter assez facilement au caractère et à la personnalité des gens, étant donné qu’il ressent leurs sentiments. Ce don est utile pour approcher discrètement ses victimes et mener à bien ses missions, sans trop risquer de se faire démasquer. Sa qualité d’empathe implique un sixième sens aiguisé, c’est pourquoi le jeune homme possède également le don de divination par les cartes. Il vit de ce don, en tant que cartomancien.

Race éventuelle: Deadly Doll.

Métier: Cartomancien. Au sein des Arcanes, il est assassin.


Dernière édition par le Ven 4 Aoû - 19:41, édité 7 fois
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Lyall
Arcane Majeur de l’Etoile


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MessageSujet: Re: Lyall - L'Etoile   Jeu 3 Aoû - 15:29

Histoire : Le verre de l’ampoule de sérum s’éparpilla au sol en petits éclats lorsqu’il ouvrit la main. La lumière matinale vint les faire scintiller, révélant tout le prisme des couleurs de l’arc en ciel en se réfractant au travers d’eux. Un mince filet de sang traça un sillon rouge vermeille dans la paume ouverte du jeune homme, qui referma rapidement sa main, pour éviter de répandre son sang sur le sol. Il aurait bien assez de nettoyer les bouts de verre de l’ampoule qu’il venait de briser, dans un accès de colère.

Sans ce sérum, nulle vie possible pour l’Arcane de l’Etoile. Il haïssait le fait de dépendre de ce liquide, ainsi que de ceux qui le lui procuraient. Plus encore, il se haïssait d’être une créature expérimentale, un mort-vivant, un pantin qui ne restait animé que par les fils d’un liquide inconnu qu’il injectait dans ses veines quasi quotidiennement. Ce n’était pas vivre. Tout juste survivre. Lyall oubliait parfois sa condition de « Deadly Doll », mais les injections étaient là pour lui rappeler qu’il n’était plus un humain, depuis que le clan des Arcanes avaient pratiqué sur lui une expérience impie de résurrection.

Un mince sourire emplit d’amertume passa fugitivement sur ses lèvres nacrées. « Doll ». C’était bien ce qu’il était devenu, une poupée aux ambitions limitées par son créateur, sans qui l’ersatz de vie qui l’animait à présent s’éteindrait aussi sûrement que la flamme vacillante d’une bougie dans le vent. Le Card Master. Si le jeune garçon oubliait parfois sa condition de créature inhumaine, jamais il n’oublierait à qui il la devait.

Les seuls instants où il se sentait libéré de ses fils qui l’étouffaient étaient, paradoxalement, ceux où il tuait pour le compte des Arcanes, et donc de celui qu’il nomme en lui-même son « montreur de marionnettes ». En de nombreuses années d’appartenance au groupe d’assassins qui semait la terreur dans la ville, il avait maintes fois ressentit le goût unique de la liberté et peut-être que s’il continuait sans relâche son travail de faucheur, c’était pour ne pas perdre cette sensation unique, ce pied de nez intime qu’il faisait à la captivité que lui imposait sa condition. Dans ces moments, Lyall était libre d’agir à sa guise. Il n’y avait que lui pour décider quand et comment achever sa victime. Le prédateur – gardé dans l’invisible cage montée par le Card Master – rêvait sa liberté au travers de ses crimes. Lyall, le Loup, retrouvait sa nature profonde, sa fierté et sa noblesse quand il jouait les actes successifs de ce jeu macabre et prenait la vie d’un être qui avait été jadis un de ses semblables.

Mais juste après, douloureusement, sournoisement, comme un poison se répandant dans ses veines, ce qui lui restait d’humanité venait réclamer le paiement de la dette contractée pour avoir prit le droit arbitraire d’ôter la vie. Le remord venait le hanter, danser dans son esprit, déchirer son cœur, broyer son âme. Invariablement, quelques perles rondes, cristallines et salées venaient s’écraser sur l’être dont il venait d’abréger l’existence. Le ciel gris, tourmenté des yeux de l’Arcane faisait tomber des étoiles éphémères, au scintillement pur comme celles qui brillaient simultanément au sein un autre ciel, au dessus de la tête du bourreau et de sa victime.

C’était à cause de tout cela que l’Etoile avait serrer le poing de plus en plus fort autour du petit flacon de verre vide, dont il venait de s’injecter le liquide dans les veines un instant plutôt, et l’avait briser comme il aimerait parfois briser ses chaînes. Ou peut-être les os de celui qui l’avait enchaîné. Il n’y avait jamais vraiment réfléchit car la vérité dans ce domaine avait peu d’importance, étant donné qu’il ne lui serait jamais permit de satisfaire cette envie. A ces pensées, les pupilles gris métal du garçon se voilèrent de tristesse. Lyall tourna lentement la tête vers le coin opposé de la pièce et ses yeux virent se poser sur le clavecin en bois rouge sombre qui y trônait. Lentement, il se dirigea vers l’instrument, le tissu léger de la longue tunique blanche qui recouvrait sa silhouette longiligne glissant sur ses courbes au gré de ses pas. Les longues mèches de cheveux noir de jais, qui se découpaient sur sa tenue immaculée, accompagnaient les mouvement du tissu en ondoyant à la naissance de ses reins .

D’un mouvement souple et élégant, Lyall prit place sur le tabouret de bois rouge, recouvert de velours, qui se trouvait devant l’instrument. Il délia ses longs doigts à la peau diaphane, ouvrant sa main blessée d’où quelques gouttes vermeilles tombèrent, venant teinter les touches au-dessus desquelles elle se posa. L’Etoile referma ses paupières sur le ciel sombre de ses yeux et fit retentir les premières notes d’une pièce baroque. Au fur et à mesure que ses doigts se déplaçaient sur le clavier, égrenant les accords sourds et la mélodie lancinante, les souvenirs d’un autre temps virent accompagner les paroles musicales qui naissaient de ses mouvements. La musique l’emporta loin en arrière, dans un monde où il n’était pas Lyall – l’Etoile mortelle – mais simplement un humain. Commençait un voyage dans le temps où il vivait au sein d’un foyer chaleureux, avec ses parents et ses deux petits frères. Il y avait appris l’art de la musique, entre autres choses mais surtout la sensation d’être aimé. Un jour, l’épidémie de peste qui ravageait le pays vint lui prendre tout ce qu’il chérissait. Ses frères furent emportés les premiers, les enfants en bas âge étant moins résistants que les autres. Peu après, ce fut au tour des ses parents bien aimés de succomber à la faucheuse noire. Le gamin de 17 ans qu’il était alors, frêle, tendre et sensible, du enterrer de ses propres mains les cadavres de ceux qui étaient tout pour lui, afin d’éviter que l’ont incendia leur maison et tout ce qu’elle contenait comme il était d’usage quand la peste tendait son noir linceul sur un foyer. Le garçon sauva ainsi le clavecin familial, qu’il dissimula au grenier, avec l’intention de le récupérer plus tard.

Sans ressources, celui qui se nommait alors Gabriel Weylin, se retrouva contraint de venir grossir la masse des enfants errants de la cité, eux aussi orphelins de la dernière grande épidémie de peste du XIXème siècle. Il survécut tant bien que mal quatre années durant, volant, mendiant pour assurer sa pitance et dormant le soir sous les ponts ou dans les ruelles crasseuses de la ville. Mais cette vie était bien trop rude pour un jeune homme habitué à la facilité. La lueur de son regard avait terni au fil des années, vaincue par le froid, la faim et la solitude. Le manque croissant de nourriture en ville – les marchands refusant d’en assurer l’approvisionnement à cause de l’épidémie – finit par avoir raison de ses dernières forces. Fatigué, à bout de forces, il s’endormit un soir sous une arcade et sans s’en apercevoir, rendit son dernier soupir dans le froid glacial de décembre. Comme une coïncidence teintée d’ironie, la fin du morceau arriva en même temps que le souvenir de la fin de sa vie humaine.

Lyall rouvrit ses paupières et dans ses yeux, l’on pouvait lire que cette ancienne vie lui paraissait plus éloignée que les étoiles qui brillent au creux de la voûte céleste. Du bout de ses doigts fins et délicats, il caressa doucement le bois d’acajou sombre de son clavecin, unique souvenir matériel de ce qu’il avait été, gage précieux qui lui offrait la certitude de ne jamais oublier qu’il fut un temps où il avait aimé, avait été aimé et où la joie - à présent envolée pour toujours - venait faire scintiller ses prunelles comme les lointaines étoiles de la voie lactée. Finalement, peut-être n’était-il pas qu’une poupée...

Le jeune homme se leva avec la même souplesse, le même mouvement emprunt d’élégance que lorsqu’il avait prit place devant l’instrument. La colère à présent disparue de son esprit, apaisée par la douce tristesse qui accompagne les réminiscences, il ramassa les bouts de verre éparpillés au sol. Puis il sortit de son appartement et s’engouffra dans la nuit froide de décembre, simplement vêtu de sa longue tunique blanche, sa silhouette accompagnée par ses sœurs qui illuminaient le firmament au-dessus de sa tête.
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Crow
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MessageSujet: Re: Lyall - L'Etoile   Ven 4 Aoû - 15:32

okiii

fiche validée! ^^

bienvenueeee!

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" Le monde est un opéra macabre où chacun joue son rôle jusqu'au tombé du rideau... Et je suis le seul, à en connaitre la fin..."

* Admin martyrisée. T_____T*

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Lyall
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MessageSujet: Re: Lyall - L'Etoile   Ven 4 Aoû - 17:03

Merci beaucoup ^^
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Lyall - L'Etoile

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